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Données

La consommation diminue

Qui consomme, où et quand?
Des chiffres officiels... mais pour le moins contradictoires!
Depuis 1988, la consommation de boissons alcoolisées en Suisse est en baisse, malgré un léger regain enregistré (2.61%) enregistré en 2007. La faible hausse des spiritueux, en 2000, soit au lendemain de l’harmonisation fiscale (voir taxation), a été plus que compensée par la baisse du vin et de la bière. La consommation de spiritueux suit également une courbe descendante avec, elle aussi, une légère hausse (2.56%) entre 2005 et 2007.
Données
En Suisse, la consommation de spiritueux représente 18% de la consommation totale de boissons alcoolisées. Début 2003, l’Institut de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) a présenté une étude tentant de démontrer que la consommation de spiritueux avait fortement augmenté, mais celle-ci ne résiste pas à l’analyse scientifique. De plus, elle contredit les chiffres officiels!
La consommation diminue
Selon les chiffres publiés par la Régie fédérale des alcools, (1) depuis 1985, la consommation totale de boissons alcoolisées a baissé de 21,4%. Dans le même temps, la consommation de spiritueux a enregistré une baisse de 26%.
Pour la période 1998 à 2008, la consommation a évolué comme indiqué ci-dessous :
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| Consommation totale d'alcool : |
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| Vin |
= 49% |
| Bière |
= 32% |
| Cidre fermenté |
= 1% |
| Spiritueux |
= 18% |
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Qui consomme, où et quand ?
Le GSM a rendue publique, en avril 2008, une étude qu’il a commandée à l’institut érasm, analysant les comportements de consommation et les volumes de boissons alcoolisées consommés. Celle-ci montre que la consommation de boissons alcoolisées croît avec l’âge et que les consommateurs de la tranche d’âge 18-24 ans sont minoritaires en termes de volume, puisqu’ils ne consomment que 11% de toutes les boissons alcoolisées. En outre, plusieurs types de comportements de consommation peuvent être identifiés, selon l’âge, la fréquence et le lieu de consommation ainsi que le type de boisson. L’étude montre enfin que le concept de spiritueux n’existe pas aux yeux des consommateurs, de sorte qu’un cadre légal qui crée une catégorie « spiritueux » en la distinguant de la bière et du vin ne se justifie pas.
Cette étude peut être consultée ici.
Des chiffres officiels ... mais pour le moins contradictoires!
En avril 2000, l’ISPA a présenté le résultat d’une enquête de consommation menée entre avril et octobre 1999. Celle-ci présente une augmentation de près de 25% de la consommation de spiritueux. Toutefois – et l’ISPA a omis de souligner ce point – la part des spiritueux dans la consommation totale n’augmentait que de 2%, passant de 9,7% à 11,9% de la consommation totale (sic). (2)
La consommation de bière et de vin ayant, pour sa part, diminué de 4%, il apparaît donc que les consommateurs ont remplacé un verre de vin ou de bière par un spiritueux, en moyenne tous les dix jours.
En mars 2001, la Régie publiait les dernières données de consommation, suite à la vague de sondages menés en avril 2000. Selon celles-ci, la hausse de consommation des spiritueux s’établit finalement à 12%, soit, par exemple, 4 verres de whisky supplémentaires par an.
Si l’on regarde la statistique annuelle publiée par la Régie, on constate que la hausse de consommation des spiritueux entre 1999 et 2000 est de 7%.
En février 2003, l’ISPA publiait le dernier volet d’une étude sur la consommation de boissons alcoolisées en Suisse indiquant une hausse de la consommation de 38,8% entre 1999 et 2001.
Problème : l’étude de l’ISPA contredit les statistiques de la Régie et cette prétendue hausse ne se retrouve pas dans les autres statistiques officielles de la Confédération ...
En février 2003, lors d’une conférence de presse, le Groupement suisse des spiritueux de marque conteste les chiffres de l’ISPA.
Réaction de la Régie : disparition de la ligne « 2001 » dans les statistiques publiées sur son site.
Cette ligne fait sa réapparition en octobre 2003, avec une note « chiffres révisés » pour les données sur les spiritueux et la consommation totale. Avant la révision, les litres à 40% donnés pour les spiritueux étaient de 3,9, ils passent à 4 et la consommation passe de 9,1 à 9,2 litres.
Même après l’adaptation cosmétique, les chiffres publiés par la Régie continuent de démentir la prétendue « explosion » de la consommation !
| (1) |
Les chiffres publiés dans son communiqué du 7 avril 2006 et portant sur les années 1998 à 2005, ont deux décimales au lieu d'une, comme dans le tableau "Consommation de boissons alcoolisées par habitant". Ce sont ces chiffres qui nous servent de référence, pour ces années-là. |
| (2) |
Jusque-là, les statistiques avaient toujours montré une part des spiritueux de l’ordre de 16%. La Régie n’a jamais expliqué l’apparition soudaine – et temporaire – de cette proportion. |
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